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D'après une évaluation faites par l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature (ou UICN), on dénombre aujourd'hui environ 40 000 d'espèces peuplant notre planète. Parmi elles, 16000 sont désormais en voie de disparition et cette liste rouge, établie par l'UICN, ne cesse de s'accroître.
Remarque : En tout, 784 espèces ont été déclarées éteintes et 65 autres n'existent qu'en captivité. Un tiers des amphibiens, un quart des mammifères et un huitième des oiseaux sont considérés comme menacés.
Des animaux bien connus du grand public comme l'Ours Blanc, l'Hippopotame et la Gazelle du Désert risquent de ne plus du tout exister dans les décennies à venir.
Suite à ces prévisions alarmantes, on tend à s'approcher d'une accélaration importante de la perte de la biodiversité.
S'il est normal que des espèces disparaissent de temps à autre, on assiste ici à une véritable érosion de la biodiversité, 100 à 1000 fois plus rapide qu'elle ne devrait l'être.
La cause la plus importante est l'homme qui, à travers ses innombrables activités, bouleverse profondement les cycles naturels et inflige à notre planète des blessures irréversibles.
Ces activités humaines sont :
- la Pollution urbaine : les industries et les transports sont producteurs de gaz toxiques qui nuisent à la végétation et aux êtres vivants, soit par le contact direct, soit par le retour des substances acides avec les eaux de pluie. De plus, certains de ces gaz sont à effet de serre et contribuent au réchauffement de la planète.
A ce sujet, le réchauffement de la planète inquiète également les biologistes, car il pourrait donner le coup de grâce à certaines espèces. La banquise fond de plus en plus en été, ce qui limite le terrain de chasse des Ours Polaires. Au contraire des glaciers, les déserts s'étendent actuellement. Mais leur faune est tout de même en danger à cause d'un manque de réglementation de la chasse. Ainsi, au Sahara, la Gazelle Dama est en danger critique d'extinction. D'autres comme l'Oryx de Libye n'existent déjà plus à l'état sauvage.
- l'Abattage des forêts : non seulement il entraîne la destruction des habitats naturels et ainsi la disparition des êtres vivants qui en dépendent, mais aussi la supression de sources productrices d'oxygène. De plus, il génère aussi de grandes quantités de monoxyde et dioxyde de carbone dans son processus de décomposition, le monoxyde de carbone étant le gaz le plus toxique pour l'homme et plus généralement pour la vie.
- l'Agriculture : l'utilisation de pesticides chimiques pour « déparasiter » les cultures ainsi que les engrais riches en nitrates et phosphates sont drainés par les eaux pluviales et atteignent des cours d'eau dont l'équilibre peut être gravement perturbé par des proliférations d'algues indésirables qui profitent de ces apports.
- La Pêche industrielle : elle décime les populations de Requins et de Raies. L'Ange de Mer a complètement disparu de la Mer du Nord, et serait en danger critique partout ailleurs. Il est urgent de revoir les méthodes de pêche et de chasse et de les pratiquer de manière durable en permettant au stock de poissons de se renouveler. En République démocratique du Congo, 95% de la population des 30 000 Hippopotames a disparu en dix ans, à cause de la chasse non réglementée pour la viande et l'ivoire.
- la Pollution Maritime : elle comprend non seulement les catastrophes pétrolières (échouages et accidents de navires) mais aussi dégazages permanents qui au cours d'une année font bien plus de dégâts que les naufrages de l'Erica et du Prestige réunis.
A cela sont rajoutés les déchets abandonnés et le souillage du « je m'en foutisme » individuel qui multiplié par le nombre d'âmes concernées reste le pire fléau de la terre ! (ça n'améliore pas l'image que les hommes se créé)
- la Pollution par les déchets solides : c'est celle qui découle du comportement de chacun et qui sert de triste exemple dans nos activités pédagogiques. Hormis les déchets non biodégradables comme le verre ou les métaux lourds, la plupart des plastiques et caoutchouc mettent des centaines d'années pour se dégrader, lorsque ce ne sont pas des sacs dérivants qui tuent directement des Cétacés, Tortues, Môles, qui les ingèrent en les prenant pour des Méduses. De nombreux déchets solides sont encore abandonnés dans la nature et je trouve ça honteux et inadmissible !!!!! (moi aussi !)

